Introduction L’incidence de l’adénocarcinome gastrique diminue dans la plupart des régions du monde [1]. En France il représente environ 6 500 nouveaux cas par an, dont la moitié est diagnostiquée après 75 ans [2]. En raison des différences multiples et importantes entre l’Asie et l’Occident, les résultats des études cliniques asiatiques sont difficilement transposables à la population occidentale. L’analyse de la littérature a privilégié les études sur population occidentale, les résultats des études asiatiques sont présentés dans des situations où aucune donnée occidentale n’a été identifiée. Par ailleurs, le sujet est limité à l’adénocarcinome de l’estomac et les autres cancers de l’estomac sont exclus de cette mise au point (tumeur stromale, lymphome, tumeur endocrine). Le bilan pré-thérapeutique d’un patient avec un adénocarcinome de l’estomac métastatique comprend, l’évaluation de l’état général par l’indice de performance (OMS ou karnofsky), de l’état nutritionnel (poids, pourcentage de perte de poids dans les 3 mois, albumine sérique), des fragilités gériatriques chez les sujets de plus de 70 ans (score G8, évaluation onco-gériatrique si score G8 < 14/17), des fonctions rénales et cardiaques (clearance de la créatinine et échographie cardiaque). Les chimiothérapies palliatives : principaux protocoles L’analyse de la littérature montre que la chimiothérapie augmente significativement la durée de vie dans cette situation palliative par rapport aux seuls soins symptomatiques avec un Hazard ratio (HR) de 0,37 (IC95 % : 0,24-0,55). De plus, les poly-chimiothérapies sont plus efficaces que les mono-chimiothérapies sur le critère de la durée de…