Conflits d’intérêts Oratrice, membre de board et invitée congrès : Bayer, BMS, Gilead, Roche. Mots-clés : cirrhose, carcinome hépatocellulaire, dépistage périodique Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente le principal cancer primitif du foie, très loin devant le cholangiocarcinome. Dans les pays occidentaux, le CHC survient dans plus de 90 % des cas chez les malades atteints de maladie chronique du foie sous-jacente, généralement parvenue au stade de cirrhose, cette affection étant un véritable état pré-cancéreux. L’incidence annuelle du CHC est de l’ordre de 2 à 7 % en cas de cirrhose. Cependant tous les patients atteints de cirrhose n’ont pas le même niveau de risque de CHC et les principaux facteurs de risque sont le sexe masculin, les antécédents familiaux de 1er degré de CHC, la consommation excessive d’alcool, les infections par les virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC), surtout lorsque persiste une réplication virale, l’hémochromatose, l’obésité et le diabète. Malgré les progrès thérapeutiques récents notamment le meilleur accès aux traitements curatifs et la disponibilité de traitements de radiologie interventionnelle, le CHC est une des principales causes de décès des patients atteints de cirrhose et son pronostic reste parmi les plus mauvais de tous les cancers (Survie médiane de l’ordre de 9,4 mois ; Survie à 5 ans 10-15 %). Dans le but de détecter le CHC à un stade précoce accessible à un traitement curatif, un dépistage fondé sur la réalisation périodique d’un ou plusieurs tests de détection, principalement une échographie du…