JFHOD 2012

Journées Francophones d'Hépato-gastroentérologie et d'Oncologie Digestive 2012

Thématique : L'IMAGERIE MÉDICALE

Les 30èmes Journées Nationales de Formation Continue en Hépato-gastro-entérologie ont eu lieu du 15 au 18 mars 2012 à Paris.

Textes des interventions

 


JFHOD 2011

Journées Francophones d'Hépato-gastroentérologie et d'Oncologie Digestive 2011

Thématique : LA NUTRITION

Les 29èmes Journées Nationales de Formation Continue en Hépato-gastro-entérologie ont eu lieu du 24 au 27 mars 2011 à Paris.

Textes des interventions

Textes du dernier POST'U

Rééducations et troubles fonctionnels anorectaux
Isabelle Berkelmans, Laurent Siproudhis

Parmi l’éventail thérapeutique des troubles fonctionnels pelviens, la ­rééducation périnéale occupe une place importante, parce qu’elle est logique dans le traitement des troubles de la continence et de l’évacuation sans induire de morbidité. Elle est le plus souvent réalisée en France par des corps professionnels identifiés (kinésithérapeutes, sages-femmes) qui en assurent la promotion. On entend par rééducation tous les procédés physiques qui sont en mesure d’assurer un renforcement des capacités fonctionnelles des muscles striés du plancher pelvien et des sphincters, d’une part et de la sensibilité rectale à la distension, d’autre part. Elle regroupe des pro­cédés aussi divers que les méthodes et conseils comportementaux, les ­exercices musculaires, la stimulation électrique (ou électrostimulation), la rééducation proprioceptive et coordination des muscles du pelvis et la ­sensibilité viscérale à la distension. Trois champs de prise en charge ­thérapeutiques sont aujourd’hui bien identifiés : celui des troubles de la continence, celui des troubles de ­l’évacuation anorectale et le cas particulier de prévention ou de correction des troubles fonctionnels pelviens du post-partum. Ces trois grandes indications sont analysées à la lumière des données validées de la littérature dans une perspective de recommandation pour la pratique clinique.

Rééducation et incontinence

L’incontinence fécale n’est pas une maladie : c’est un symptôme dont l’expression clinique et les mécanismes qui en sont responsables sont très variables. Elle est définie par une perte per anale involontaire d’une ­partie du contenu intestinal (gaz, mucus, selles liquides, selles solides). Ses pertes peuvent survenir dans un contexte d’envie défécatoire non contrôlée (incontinence par impé­riosité) ou de façon insidieuse, la ­personne malade s’en rendant compte après coup (incontinence passive). Contrairement à une opinion très répandue, l’incontinence fécale n’est pas l’apanage des femmes âgées ­multipares. Les facteurs de risque d’incontinence les mieux documentés sont les traumatismes obstétricaux, la chirurgie anale et les troubles de la statique pelvienne (prolapsus rectal périnée descendant), les causes ­neurologiques centrales et péri­phériques ainsi que les troubles des ­fonctions cognitives, les handicaps moteur et les troubles du transit. Les données physiologiques (manométrie anorectale) suggèrent une diminution des pressions de repos et de contraction volontaire du canal anal, une diminution de la compliance et de la sensibilité à la distension isovolumique du rectum. Les méthodes ­thérapeutiques de première intention reposent sur la régularisation du ­transit et de la consistance des selles, l’amélioration de la qualité de ­l’évacuation rectale et les méthodes comportementales essentiellement représentées par la rééducation par méthode de biofeedback.

Données disponibles publiées

Il existe 474 publications faisant référence au biofeedback dans le traitement de l’incontinence fécale dont 22 essais contrôlés randomisés et 3 analyses systématiques de la litté­rature.

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