Introduction Les anti-TNF sont des médicaments efficaces dans le traitement d’induction et d’entretien des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ils ont reçu une autorisation de mise sur le marché pour le traitement de la maladie de Crohn (MC) et de la rectocolite hémorragique (RCH), modérée à sévère, réfractaire aux corticoïdes et aux immunosuppresseurs. Les anti-TNF représentent un progrès incontestable dans la prise en charge des patients atteints de MICI. Cependant, ils ont leurs limites. Ils sont associés à des effets indésirables parfois sévères (infection, cancer), tout particulièrement lorsqu’ils sont associés aux thiopurines. En second lieu, environ 10 % des malades cessent de répondre aux anti-TNF chaque année. Une proportion importante de ces pertes de réponse est liée à une immunisation contre ces médicaments. L’association de thiopurines aux anti-TNF (combothérapie) augmente leur efficacité et diminue leur immunogénicité, au prix d’une toxicité plus importante. En troisième lieu, leur coût est élevé. Il est d’environ 10 000 euros par an pour un traitement par anti-TNF alors qu’un traitement par azathioprine coûte environ 300 euros par an. Les anti-TNF représentent aujourd’hui l’essentiel du coût des MICI. Ces dernières années, de nouvelles molécules sont apparues pour traiter les patients atteints de MICI. Elles apportent une réponse à ces problèmes. Le biosimilaire de l’infliximab (commercialisé en France sous le nom d’Inflectra® ou de Remsima®) coûte 30 % moins cher que le Remicade® à l’APHP. Le vedolizumab (Entyvio®) et l’ustekinumab (Stelara®) ciblent deux voies différentes de celle du TNF et…