Mots-clés : examen « clinique », efficace, et validé L’échographie en 2017 ? Quoi de neuf ? Cette technique connaît une évolution rapide, tant technique qu’humaine, qui a bouleversé les pratiques dans les 10 dernières années. L’arrivée massive du scanner, puis de l’I.R.M., a concurrencé l’échographie en tant qu’examen de première intention. L’investissement de nos collègues radiologues dans ces deux techniques d’avenir a ainsi permis d’en faciliter l’accessibilité pour des non radiologues. Parallèlement les appareils d’échographie se sont améliorés, démocratisés et diversifiés. Le développement exponentiel de la puissance des processeurs a permis d’abandonner le traitement d’images par des cartes vidéo spécifiques onéreuses au profit d’un traitement logiciel, avec une division par quatre du prix d’un appareil de bonne qualité. Ce développement du soft permet également une miniaturisation spectaculaire du matériel, devenu portable, avec la possibilité prochaine d’adapter une sonde d’échographie sur un smartphone pour un tarif qui devrait avoisiner les 5 000 €. Parallèlement, le réglage de l’image est aujourd’hui assisté par de nombreux programmes souvent automatiques, pour une qualité d’image optimale (focale, lissé, tirs croisés, doppler énergie). Enfin, la diminution du coût des sondes permet aujourd’hui de s’équiper facilement d’au moins deux sondes, une superficielle et une profonde, particulièrement adaptées à notre spécialité. Moins disponible chez les radiologues, mais facilement accessible financièrement, une nouvelle échographie, dite « échoscopie » (en analogie au stéthoscope) est née, devenant un outil clinique grâce à des matériels portables, voire ultraportables. Elle se positionne comme une partie de l’examen clinique…