Conflits d’intérêt Consultance, conseil, expertise : Biocodex, Covidien, Danone, Fresenius-Kabi, Grand Fontaine, Helsinn, MSD, Nutricia, Shire Essais et études : Baxter, Homeperf, Nestlé Health Sciences, Nutricia, Shire Rédaction de documents : B. Braun, Biocodex, Nutricia, Shire, Théradial Interventions : Abbott Nutrition, Aguettant, B. Braun, Covidien, Experf, Fresenius-Kabi, Grand Fontaine, Homeperf, Nestlé Health Sciences, Nutricia, Shire Mots-clés : Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, dénutrition, nutrition artificielle Introduction Puisqu’elles touchent le tube digestif, dont la fonction première est de fournir à l’organisme des nutriments à partir des aliments ingérés, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ont fait l’objet de nombreuses études sur leurs liens avec la nutrition ; ceux-ci concernent aussi bien l’alimentation qui protège ou au contraire qui augmente le risque de survenue des conséquences nutritionnelles de ces pathologies et leur prise en charge [1]. Parmi les troubles de l’état nutritionnel, la dénutrition [2] a depuis longtemps été décrite dans les MICI, principalement dans la maladie de Crohn (MC) qui peut toucher n’importe quel segment du tube digestif, alors que la rectocolite hémorragique (RCH) limitée au colon a peu d’effets malabsorptifs directs. La dénutrition concerne 20 à 75 % des malades, principalement en cas de MC, et résulte d’une réduction des ingesta, d’une augmentation des besoins nutritionnels, d’une malabsorption, d’une entéropathie exsudative ou parfois d’interactions médicaments-nutriments (sulfasalazine ou méthotrexate et vitamine B9) (Tableau I) [1]. La sévérité de la dénutrition dans les MICI dépend, outre de son type, de l’activité (et donc…