Conflit d’intérêt Boards et invitations à des congrès ou à des workshops : Gilead, BMS, MSD, AbbVie, Janssen, Mayoly-Spindler, Genfit Mots-clés : ferritine, hémochromatose, syndrome métabolique Le dosage de la ferritinémie est un dosage fiable et reproductible qui doit être interprété en fonction du sexe, de l’âge (avant/après la ménopause notamment) et peut-être en fonction de l’origine ethnique [1, 2]. Ce dernier élément n’est habituellement pas pris en compte dans les normes de laboratoire mais il est possible que les taux normaux de ferritinémie soient plus élevés par exemple chez les personnes originaires d’Asie-Pacifique [2]. Les principales causes d’hyperferritinémie La ferritine est une protéine qui a essentiellement un rôle de stockage du fer (surtout au niveau hépatocytaire et macrophagique) et de protéine de l’inflammation [3, 4]. Une première cause d’hyperferritinémie est bien évidemment une surcharge en fer qui peut être due à des apports parentéraux excessifs (transfusions multiples ou fer injectable), à une hémolyse ou dysérythropoïèse, ou encore à une absorption intestinale excessive associée ou non à une libération macrophagique excessive du fer. Ce dernier cas correspond aux surcharges en fer dues aux hémochromatoses génétiques. Une deuxième cause est le syndrome inflammatoire qu’il soit chronique ou aigu comme dans le cas d’un syndrome d’activation macrophagique. Une lyse cellulaire, notamment hépatocytaire, entraîne fréquemment une hyperferritinémie avec une libération de la protéine dans le sang circulant. L’alcool peut entraîner une hyperferritinémie par le biais éventuel d’un syndrome inflammatoire et d’une cytolyse mais…