Helicobacter pylori : actualités thérapeutiques en 2012

Objectifs pédagogiques

  • Connaître les indications actuelles du traitement de Helicobacter pylori
  • Connaître les indications et la place respective des différentes techniques diagnostiques
  • Connaître les traitements de 1re intention et de « rattrapage » de Helicobacter pylori

La prise en charge de l’infection Helicobacter pylori a évolué ces dernières années. Les indications de la recherche et du traitement de l’infection ont été précisées. La place des différentes méthodes directes ou indirectes de la recherche de l’infection Helicobacter est maintenant bien ­définie. Enfin, les recommandations de traitements sont en pleine évolution du fait de la nécessaire adaptation à l’émergence de résistances de plus en plus fréquentes aux antibiotiques de base des trithérapies classiques. Les recommandations françaises issues des conférences de consensus de 1995 et 1999 ne sont plus adaptées [1, 2]. Les recommandations européennes revues en 2005 [3], ont été amendées à nouveau à la suite de la réunion « Maastricht4 » de novembre 2010. De nouvelles recommandations écrites européennes et françaises sont en cours d’écriture au moment où cet article est rédigé.

Indication actuelle de la recherche et du traitement de l’infection Helicobacter pylori

Les indications de la recherche du traitement de l’infection Helicobacter pylori font l’objet d’un consensus international qui a été repris dans différentes conférences d’experts, soit occidentaux [3, 4], soit asiatiques [5] (tableau 1).

Ulcère gastroduodénal actif ou ancien

Dyspepsie non ulcéreuse

Mise au traitement par AINS ou aspirine faible dose au long cous

Malades à risque élevé de cancer

Maladies extradigestives :

  • Purpura thrombopénique idiopathique
  • Anémie ferriprive sans cause trouvée
  • Carence en vitamine B12

Tableau 1. Indications de la recherche de Helicobacter pylori

L’ulcère gastrique et duodénal est une indication formelle de recherche et de traitement de l’infection à Helicobacter pylori. En effet, l’éradication de ­l’infection permet d’une part la cicatrisation des lésions et d’autre part prévient la récidive efficacement. En cas d’ulcère duodénal, un simple traitement éradicateur de l’infection est suffisant pour la prise en charge de la maladie. En cas d’ulcère gastrique, il est nécessaire de poursuivre un traitement par IPP trois semaines supplémentaires.

Le lymphome gastrique du MALT est une indication formelle de recherche et de traitement de l’infection à Helicobacter pylori. Une réponse tumorale est observée dans 80 % des cas après éradication de l’infection à Helicobacter pylori. Une infiltration profonde + adénopathie à l’écho­endoscopie et la présence d’une translocation t (11 ; 18) sont des facteurs de non réponse à l’éradication de l’infection Helicobacter. En cas de réponse, une rémission prolongée est en général obtenue. Les récidives sont rares. En revanche une surveillance endoscopique prolongée est nécessaire du fait d’un risque élevé de cancer gastrique [6].

En cas de dyspepsie non ulcéreuse, l’intérêt de la recherche et du traitement de l’infection à Helicobacter pylori a fait débat par le passé. Les méta-analyses récentes concluent à un bénéfice significatif de l’éradication de l’infection à Helicobacter. Ce bénéfice est faible sur le plan symptomatique (8 % supplémentaires par rapport au placebo) mais s’ajoute au bénéfice potentiel lié à l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori : diminution de la sensibilité aux AINS, diminution du risque de cancer. L’attitude qui consiste à préconiser le traitement de l’infection à Helicobacter sans exploration endoscopique chez les patients dyspeptiques sans signe d’alarme n’a jamais été recommandée en France où l’accès à l’endoscopie est facile. Cette stratégie reste possible, notamment dans les pays en voie de développement où le taux d’infestation est très élevé et où l’accès aux techniques endoscopiques est plus difficile. La pratique de cette stratégie suppose en outre que l’on dispose d’un traitement empirique efficace, ce qui n’est pas le cas actuellement en France.

Le reflux gastro-œsophagien n’est pas une indication de la recherche et du traitement de l’infection à Helicobacter pylori. Il existe même une relation inverse entre la présence de l’infection à Helicobacter pylori et de ses principaux marqueurs de virulence et le reflux gastro-œsophagien. Il en est de même pour l’endobrachyœsophage et le cancer du bas œsophage.

Cependant, l’éradication de l’infection Helicobacter pylori chez un malade ayant un reflux gastro-œsophagien n’augmente ni la symptomatologie ni le reflux gastro-œsophagien mesuré par pH-métrie et ne diminue pas la sensibilité au traitement par IPP. En cas de mise à un traitement prolongé par IPP, l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori diminue le risque de survenue d’atrophie gastrique dans le suivi. De ce fait, de nombreux auteurs préconisent l’éradication d’infection à Helicobacter chez les patients ayant un reflux gastro-œsophagien traités au long cours par IPP.

L’intérêt d’un traitement préventif de l’infection à Helicobacter pylori chez les patients mis sous AINS et/ou aspirine faible dose a fait l’objet de clarifications récentes. Il est démontré qu’en cas d’ulcère hémorragique sous AINS et/ou aspirine faible dose, il est indispensable d’éradiquer l’infection à Helicobacter pylori si elle est présente. En effet, cette éradication a un rôle démontré dans la prévention de la récidive même si la prescription concomitante d’un IPP est recommandée si la prise d’AINS doit être poursuivie. Chez les malades naïfs de tout traitement anti-inflammatoire, il existe également un bénéfice, au moins sur la prévention des lésions ulcérées, à éradiquer préventivement l’infection à Helicobacter pylori. De ce fait, il existe un consensus pour recommander l’éradication de l’infection à Helico­bacter pylori chez les patients devant être mis à un de ces traitements.

La question du traitement préventif du cancer gastrique a fait l’objet de travaux ces dernières années. Le rôle physiopathologique de l’infection à Helicobacter pylori dans la genèse du cancer gastrique est bien établi. On estime en effet que 70 % des cancers gastriques sont liés à l’infection. En revanche, l’efficacité d’une éradication de l’infection à Helicobacter pylori en prévention du cancer gastrique était débattue jusqu’à récemment. Il est maintenant admis, à partir de travaux faits essentiellement dans des zones à forte incidence de cancer gastrique et d’infection à Helicobacter pylori, que l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori a un rôle préventif du cancer gastrique à la fois chez les patients qui n’ont pas de condition pré-néoplasique (absence à l’histologie d’atrophie et/ou de métaplasie intes­-

tinale) mais aussi chez ceux qui ont déjà ces lésions [7]. Dans ce dernier cas, l’éradication de l’infection diminue l’incidence des cancers dans les dix années qui suivent mais ne supprime pas complètement le risque. Le travail de l’équipe japonaise de Fukase [8], qui a comparé le devenir de patients qui ont eu une résection de cancer gastrique superficiel par dissection sous-muqueuse, est à cet égard particulièrement illustratif puisqu’il montre une nette régression du taux de nouveaux cancers dans les années qui suivent. Ces travaux démontrent donc d’une part l’intérêt de l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori préventive et d’autre part l’importance d’une surveillance endoscopique régulière des malades ayant des lésions pré-néoplasiques.

L’attitude pratique doit être différente selon que l’on se situe dans une zone à forte incidence de cancer ou à faible incidence de cancer. Dans les zones à forte incidence, l’éradication systématique de la bactérie est justifiée. Dans les zones à faible incidence de cancer, comme la France, il apparaît raisonnable, en l’absence de symptôme, de cibler le dépistage de l’infection à Helicobacter pylori et des lésions pré-néoplasiques chez les patients à haut risque de cancer (tableau 2) : apparentés du premier degré à des malades ayant un cancer, malades ayant eu une gastrectomie partielle ou une résection par voie endoscopique, malades appartenant à une famille ayant des cancers coliques héréditaires (syndrome de Lynch, polypose recto­colique familiale), malades originaires d’une zone à haut risque de cancer gastrique (Asie, Amérique du sud…), malades chez qui des conditions pré-néoplasiques sont déjà connues (atrophie +/- métaplasie, surtout lorsqu’elle touche le corps gastrique), malades devant recevoir un traitement par IPP au long cours.

Malades à risque élevé de cancer

  • Apparentés du premier degré de malades ayant un cancer
  • Résection de lésions cancéreuses (gastrectomie partielle ou résection par voie endoscopique)
  • Lésions pré-néoplasiques : atrophie score 2 ou 3 +/- métaplasie intestinale diffuse
  • IPP au long cours
  • Malades appartenant à une famille ayant des cancers coliques héréditaires (syndrome de Lynch, polypose rectocolique familiale)
  • Malades originaires de régions à forte incidence de cancer gastrique (Asie, Afrique du Sud…)

Tableau 2. Indication de la recherche et du traitement de Helicobacter pylori en prévention du cancer gastrique

Trois situations cliniques non gastro­entérologiques peuvent justifier la recherche et le traitement de l’infection Helicobacter : le purpura thrombo­pénique idiopathique peut être amélioré par l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori et il est donc utile de rechercher l’infection et de la ­traiter en cas de présence chez ces patients ; l’anémie microcytaire par carence martiale peut également avoir pour origine la gastrite à Helicobacter. En cas d’anémie microcytaire par carence martiale sans cause trouvée, un traitement éradicateur de l’infection peut être tenté chez les malades ­infectés. Enfin, il a été rapporté des cas de carence en vitamine B12 sans atrophie gastrique mais avec infection Helicobacter pylori qui peuvent être améliorés par l’éradication de l’infection Helicobacter.

Indication et place des différentes techniques de diagnostic de l’infection à Helicobacter pylori

Les tests diagnostiques sont de deux types, soit directs, nécessitant des biopsies gastriques, soit indirects, ne nécessitant pas de biopsies gastriques. Quel que soit le test utilisé, il faut ­garder en tête que la recherche de l’infection à Helicobacter pylori doit être réalisée en dehors de toute prise récente d’antibiotique ou d’anti-­sécrétoire du fait du risque de faux négatifs. Ces derniers doivent être arrêtés 14 jours avant la réalisation du test.

Lorsqu’une gastroscopie est réalisée, la pratique de biopsies systématiques est le meilleur outil pour parvenir au diagnostic d’infection à Helicobacter pylori. La réalisation de 5 biopsies, deux dans l’antre, deux dans le corps et une à l’incisure de la petite courbure gastrique, sont suffisantes à la fois pour le diagnostic histologique de l’infection et pour l’évaluation de la muqueuse gastrique. La réalisation d’une culture ou d’une technique moléculaire de recherche de l’infection Helicobacter pylori type PCR nécessite la réalisation de deux biopsies supplémentaires, une dans le fundus, une dans l’antre. En cas de présence d’une lésion macroscopique de l’estomac, il est nécessaire de penser à faire des biopsies à distance de la lésion pour la recherche de l’infection Helicobacter. Actuellement, le test à l’uréase rapide sur les biopsies n’est plus pratiqué en routine.

Les biopsies gastriques sont l’outil principal du diagnostic initial de ­l’infection à Helicobacter pylori. Les biopsies pour culture +/- PCR sont particulièrement indiquées en cas de notion d’échec d’un traitement anti-Helicobacter antérieur.

Les tests ne nécessitant pas d’endoscopie digestive et de biopsie sont au nombre de trois : sérologie, test respiratoire à l’urée C13, recherche d’antigène de l’infection à Helicobacter pylori dans les selles.

La sérologie est avant tout un outil épidémiologique. En pratique clinique, elle peut être utile au diagnostic individuel de l’infection dans les cas où il y a de forts risques de faux négatifs de l’histologie : hémorragie digestive, atrophie importante de la muqueuse gastrique, lymphome du MALT.

Le test respiratoire à l’urée C13 est susceptible de mettre en évidence la présence de l’infection du fait de son activité uréasique. Ce test est parti­culièrement intéressant pour tester l’efficacité du traitement éradicateur, à condition qu’il soit réalisé dans de bonnes conditions : plus d’un mois après la fin du traitement et au moins après 15 jours d’arrêt de toute antibiothérapie et de tout anti-sécrétoire. En diagnostic initial, il peut être utilisé dans des circonstances précises : dépistage de l’infection chez des apparentés de cancer gastrique lorsque leur âge est inférieur à 40 ans, dépistage de l’infection à Helicobacter pylori chez les patients devant être mis à un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien, purpura thrombopénique idiopathique.

La recherche d’antigènes fécaux de Helicobacter pylori a une valeur diagnostique proche de celle du test respiratoire. Elle est actuellement peu réalisée en France. Ses indications sont les mêmes que celles du test respiratoire à l’urée C13.

Traitement de l’infection à Helicobacter pylori

Depuis plus de 10 ans, le traitement probabiliste recommandé pour l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori est la trithérapie IPP double dose, amoxicilline 1 g 2 fois par jour, clarithromycine 500 mg 2 fois par jour pendant 7 à 10 jours ou, en cas d’allergie à la pénicilline, la trithérapie IPP, métronidazole 500 mg 2 fois par jour, clarithromycine 500 mg 2 fois par jour [9]. Les essais thérapeutiques qui se sont accumulés pendant la dernière décennie montrent à travers le monde une diminution de l’efficacité de cette trithérapie. Cette perte d’efficacité est corrélée avec le taux de résistance à la clarithromycine et au métronidazole. Or en France, les taux de résistance à la clarithromycine et au métronidazole sont respectivement de plus de 20 % et de 40 à 60 % [10]. De ce fait, on ne peut espérer un taux d’éradication supérieur à 70 % avec ces trithérapies classiques qui doivent donc être abandonnées. Il existe un consensus international pour adapter le traitement aux conditions locales de résistance à la clarithromycine notamment. En France, il est clair que les recommandations doivent aller vers des thérapeutiques qui permettent de s’extraire de cette problématique de la résistance primaire élevée à la clarithromycine.

La première solution est de tester la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques grâce soit à une culture classique des biopsies ou à la réalisation des techniques de diagnostic molé­culaire des résistances à la clarithromycine et aux quinolones qui sont actuellement disponibles [11]. Si ceci est possible, la trithérapie peut continuer à être utilisée avec la trithérapie classique en cas de sensibilité à la ­clarithromycine, la trithérapie IPP, amoxicilline, lévofloxacine 250 mg 2 fois par jour pendant 10 jours en cas de résistance à la clarithromycine et de sensibilité aux quinolones, la trithérapie IPP, amoxicilline, métronidazole 14 jours en cas de résistance à la clarithromycine et aux quinolones. Cette stratégie vient d’être testée dans un large essai thérapeutique en France avec des résultats qui devraient être supérieurs à 80 % d’éradication.

Cependant, la culture étant de réalisation difficile et les tests molé­culaires n’étant pas encore largement diffusés, il est indispensable de recommander un traitement probabiliste efficace.

Sur la base des études dont on dispose à l’heure actuelle, 2 solutions peuvent être envisagées :

  1. Traitement séquentiel [12] qui consiste à administrer pendant 5 jours IPP double dose + amoxicilline 1 g 2 fois par jour suivi de l’administration pendant les 5 jours suivants d’IPP double dose associés cette fois-ci à la clarithromycine 500 mg 2 fois par jour et au métronidazole 500 mg 2 fois par jour. Ce type de traitement a été rapporté notamment en Italie comme étant très efficace (supérieur à 80 % d’éradication) avec une légère diminution d’efficacité en cas de résistance à la clarithromycine. Cet impact limité de la résistance à la clarithromycine, contrairement à celui qui a été observé au cours des trithérapies, a fait recommander le traitement séquentiel par de nombreux auteurs. L’impact réel de la résistance à la clarithromycine reste cependant à étudier dans les pays à fort taux de résistance primaire à la clarithromycine tels que la France.
  2. La quadrithérapie bismuthée (OBMT) est revenue récemment au premier plan depuis la mise à disposition de gélules triples contenant à la fois du bismuth, de la tétra­cycline et du métronidazole. L’administration concomitante d’oméprazole permet, après 10 jours de traitement, d’obtenir des taux d’éradication bactérienne très ­intéressants (voisins de 90 %). Ces résultats sont probablement en partie expliqués par l’absence de résistance à la tétracycline à l’heure actuelle et par le faible impact qu’a la résistance au métronidazole lorsqu’il est associé avec de la tétracycline et du bismuth. Elle ne contient pas de ß lactamines et peut donc être administrée aux malades allergiques à la pénicilline. La seule inconnue concerne la qualité de la tolérance au produit puisqu’il est nécessaire de prendre 14 comprimés par jour et que les antibiothérapies par tétracycline et métronidazole ne sont pas dénuées d’effets secondaires [13].

Que faire en cas d’échec d’un traitement séquentiel ou de la quadrithérapie bismuthée ?

Dans ce cas qui devrait être plus rare que celui actuellement observé avec la trithérapie, il est souhaitable ­d’étudier la sensibilité des bactéries aux antibiotiques avant de prescrire un traitement de deuxième ligne. Lorsque cela est impossible, la règle devrait être de ne pas administrer de traitement contenant de la clarithromycine en cas d’échec initial du traitement séquentiel et également de ne pas réadministrer de traitement contenant du métronidazole et/ou de la tétracycline en cas d’échec du traitement par quatrithérapie ­bismuthée.

En cas d’échec du traitement de deuxième ligne, il apparaît indispensable de faire une endoscopie avec des ­biopsies pour étude de la sensibilité bactérienne aux antibiotiques par cultures avec étude notamment de la sensibilité à l’amoxicilline, la clarithromycine, le métronidazole, la tétra­cycline, les quinolones et la rifabutine. La stratégie finale sera établie bien sûr en fonction des résultats des sensibilités à ces différents antibiotiques.

La composition des différents traitements proposés avec les posologies des différents composants est donnée dans le tableau 3.

Trithérapies (7 à 14 jours)

  • IPP : pleine dose × 2 par jour
  • amoxicilline : 1 g × 2 par jour
  • clarithromycine : 500 mg × 2 par jour
  • lévofloxacine : 250 mg (½ comprimé) × 2 par jour
  • rifabutine : 150 mg × 2 par jour

Traitement séquentiel (10 jours)

  • pendant 10 jours : IPP pleine dose × 2 par jour
  • pendant 5 jours : amoxicilline 1 g × 2 par jour
  • pendant 5 jours : métronidazole 500 mg × 2 par jour ou tinidazole 400 mg × 2 par jour clarithromycine 500 mg × 2 par jour

Quadrithérapies bismuthées (10 jours)

  • triple gélule :

    • sous citrate de bismuth 140 mg, 3 gélules × 4 par jour   
    • métronidazole 125 mg, 3 gélules × 4 par jour
    • tétracycline 125 mg, 3 gélules × 4 par jour
  • oméprazole 20, 1 comprimé matin et soir

Tableau 3. Composition et posologie des différents traitements proposés pour traiter Helicobacter pylori

Un algorithme des 3 lignes de traitement est proposé dans la figure.

Références

  1. [Consensus development conference on Helicobacter pylori. Revised conclusions and recommendations of the Working group (1999)]. Gastro­enterol Clin Biol 1999;23(10 Pt 2):C95-104.
  2. de Korwin JD. [Helicobacter pylori]. Gastroenterol Clin Biol 2007;31(12):1110-7; quiz 1108, 1124-6.
  3. Malfertheiner P, Megraud F, ­O’Morain C, Bazzoli F, El-Omar E, Graham D, et al. Current concepts in the management of Helicobacter pylori infection – The Maastricht III Consensus Report. Gut 2007.
  4. Chey WD, Wong BC. American College of Gastroenterology guideline on the management of Helicobacter pylori infection. Am J Gastroenterol 2007;102(8):1808-25.
  5. Fock KM, Katelaris P, Sugano K, Ang TL, Hunt R, Talley NJ, et al. Second Asia-Pacific Consensus ­Guidelines for Helicobacter pylori infection. J Gastroenterol Hepatol 2009;24(10):1587-600.
  6. Copie-Bergman C, Locher C, Levy M, Chaumette MT, Haioun C, Delfau-Larue MH, et al. Metachronous gastric MALT lymphoma and early gastric cancer: is residual lymphoma a risk factor for the development of gastric carcinoma? Ann Oncol 2005;16(8):1232-6.
  7. Fuccio L, Zagari RM, Eusebi LH, Laterza L, Cennamo V, Ceroni L, et al. Meta-analysis: can Helicobacter pylori eradication treatment reduce the risk for gastric cancer? Ann Intern Med 2009;151(2):121-8.
  8. Fukase K, Kato M, Kikuchi S, Inoue K, Uemura N, Okamoto S, et al. Effect of eradication of Helicobacter pylori on incidence of metachronous gastric carcinoma after endoscopic resection of early gastric cancer: an open-label, randomised controlled trial. Lancet 2008;372(9636):392-7.
  9. Lamouliatte H, Megraud F, Delchier JC, Bretagne JF, Courillon-Mallet A, De Korwin JD, et al. Second-line treatment for failure to eradicate Helicobacter pylori: a randomized trial comparing four treatment strategies. Aliment Pharmacol Ther 2003;18(8):791-7.
  10. Raymond J, Lamarque D, Kalach N, Chaussade S, Burucoa C. High level of antimicrobial resistance in French Helicobacter pylori isolates. Helicobacter 2010;15(1):21-7.
  11. Cambau E, Allerheiligen V, Coulon C, Corbel C, Lascols C, Deforges L, et al. Evaluation of a new test, genotype HelicoDR, for molecular detection of antibiotic resistance in Helicobacter pylori. J Clin Microbiol 2009;47(11):3600-7.
  12. Graham DY, Fischbach L. Helicobacter pylori treatment in the era of increasing antibiotic resistance. Gut 2010;59(8):1143-53.
  13. Malfertheiner P, Bazzoli F, Delchier JC, Celinski K, Giguere M, Riviere M, et al. Helicobacter pylori eradication with a capsule containing bismuth subcitrate potassium, metronidazole, and tetracycline given with omeprazole versus clarithromycin-based triple therapy: a randomised, open-label, non-­inferiority, phase 3 trial. Lancet 2011;377(9769):905-13.

Les 5 points forts

  1. H. pylori doit être cherché et traité chez les malades à haut risque de cancer gastrique.
  2. La gastroscopie avec 5 biopsies systématiques (2 fundiques, 2 antrales, 1 de l’angle de la petite courbure) permet la recherche de H. pylori et de lésions prénéoplasiques.
  3. À ce jour, le traitement séquentiel IPP + amoxicilline 5 jours puis IPP + clarithromycine + métronidazole 5 jours constitue le traitement probabiliste de référence.
  4. La quadrithérapie oméprazole + bismuth + métronidazole + tétracycline 10 jours constituera une alternative.
  5. Le test respiratoire à l’urée 13C doit être systématiquement fait pour contrôler l’efficacité du traitement anti H. pylori.