Position du problème
Selon l’OMS, 99% de la population mondiale réside dans une zone ne respectant pas les normes de la qualité de l’air. Avec une prévalence de 25 à 30%, la maladie hépatique associée à une dysfonction métabolique (MASLD) est devenue un enjeux sanitaire majeur depuis quelques années.
Cette étude prospective s’intéresse à l’association entre différents polluants atmosphériques et la MASLD (confirmée par une échographie hépatique), la fibrose hépatique (définie par une élastrographie >= 8kPa) et l’augmentation de l’élasticité hépatique (de plus de 30%) au cours du suivi.
Méthode
Dans la banlieue de Rotterdam, les concentrations moyennes de 4 polluants (microparticules (PM2.5), dioxyde d’azote (NO2), ozone, et carbone noir) ont été calculées au domicile de chaque participants. Les associations entre les polluants et les effets hépatiques ont été évaluées à l’aide de modèles de régression logistique, ajustés en fonction de l’âge, du sexe, du tabagisme, de la consommation d’alcool, du tour de taille, de l’insulino-résistance et du niveau d’éducation. Etaient exclus les individus ayant hépatites virales, une consommation excessive d’alcool et de l’insuffisance cardiaque.
Résultat
4 185 participants ont été inclus. La prévalence de la MASLD était de 34 %(n = 1 409) et de 5,7 % (n = 239) pour la fibrose hépatique. L’exposition aux PM2.5, au NO2 et au carbone noir augmente le risque de MASLD (OR 1,92, 1,34 et 2.04 respectivement). Le risque de développer une fibrose hépatique était augmenté après une exposition aux PM2.5 (OR 2.42). Après un suivi médian de 8.5 années, l’exposition au PM2.5, au NO2 et au carbone noir est associée à une augmentation de la dureté hépatique. L’ensemble des ces résultats étaient significatifs. Aucune association n’a été montré pour l’ozone avec la MASLD ou la fibrose hépatique.
Conclusion
Une exposition prolongée aux polluants atmosphériques semble augmenter le risque de maladie hépatique. Ces résultats suggèrent que les politiques de lutte contre la pollution atmosphérique pourraient contribuer à atténuer les risques de maladies hépatiques chroniques.
N’hésites plus, help your liver en te mettant au vert !