Généralités Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont un problème majeur de santé publique. Elles sont le fait d’infections anciennes et émergentes avec parfois des problèmes de résistance aux traitements. Ce sont essentiellement les infections à Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Treponema pallidum, herpès simplex virus (HSV) et Mycoplasma genitalium. Leur incidence ne cesse d’augmenter dans le monde depuis la fin des années 1990, depuis l’arrivée des thérapies hautement actives contre le VIH (HAART). Depuis cette période, on assiste à une évolution des mœurs et à une augmentation des pratiques sexuelles à risque avec une banalisation du sexe oral, une plus grande fréquence du sexe anal y compris chez l’adulte jeune hétérosexuel et une moindre protection par le préservatif. Ceci est plus net depuis l’avènement de la PrEP (Pre-Exposure Prophylaxis) [1], stratégie de réduction du risque de contracter le VIH basée sur un médicament antirétroviral à prendre au cours d’une période d’exposition à un risque de contamination. Qu’elles soient symptomatiques ou non (favorisant alors leur propagation) les IST favorisent le risque de transmission du VIH et peuvent entraîner des complications graves comme un cancer HPV induit ou une stérilité [2]. Si l’atteinte est essentiellement urogénitale, elle peut également être pharyngée et anorectale, en cas de sexualité anale (coït anal, contact oro-anal, digito-anal ou paraphilie avec utilisation d’objets divers et variés), notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) mais également chez la femme hétérosexuelle. Bien que les infections…