LIEN D’INTÉRÊTS L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec cette présentation MOTS-CLÉS Désinfection, antibioprophylaxie, gestion du risque Introduction Malgré le nombre d’endoscopies réalisées en France et dans le monde, la transmission d’un micro-organisme bactérien ou viral à un patient ou au personnel est un évènement rare, mais probablement sous-estimé, notamment en raison d’une prise de conscience retardée des risques. L’évolution constante des connaissances notamment à la lumière des épisodes de pandémie impose, parfois de manière disruptive, une nécessaire remise en question. Cette synthèse a pour objectif d’améliorer la compréhension des modalités de transmission d’un agent infectieux aux patients comme aux personnels soignants et d’insister sur le nécessaire renforcement de la politique de gestions des risques en endoscopie. L’endoscopie est un acte à risque infectieux L’endoscopie digestive est une technique qui utilise pour l’exploration du tube digestif un tube muni d’un dispositif d’éclairage, d’une caméra et de plusieurs canaux servant notamment à la réalisation de lavages, de prélèvements ou de gestes thérapeutiques. Ce sont des dispositifs médicaux complexes, coûteux, fragiles, le plus souvent non stérilisables et nécessitant des processus de décontaminations répétés. La contamination des endoscopes est une réalité. De 10 à 30 % des endoscopes restent contaminés par des micro-organismes hospitaliers après désinfection (20 % des coloscopes). Cependant les infections secondaires sont exceptionnelles avec en moyenne moins de deux cas par million d’actes (1). Ce risque dépend de plusieurs facteurs. Certains relèvent des caractéristiques du patient. D’autres sont…