Pourquoi utiliser ces nouvelles techniques diagnostiques ? Les lésions kystiques du pancréas posent un problème de diagnostic et de conduite à tenir qui persiste malgré les progrès scientifiques de ces vingt dernières années (1). Ceci explique en partie l’abondance des recommandations internationales publiées pour proposer leur prise en charge (8 depuis 12 ans). La fréquence de découverte de ces lésions a par ailleurs augmenté parallèlement à la multiplicité des IRM et des scanners abdominaux effectués. On admet actuellement que dans une tranche d’âge médiane de 50 à 59 ans 4 % de la population a au moins un kyste du pancréas dont 0,27 % un kyste > 2 cm (2). Et l’incidence progresse avec l’âge. Parallèlement ces dernières années les examens d’imagerie et l’analyse du liquide de ponction prélevé sous échoendoscopie (EE) ont montré leurs limites. Le principal problème est représenté par leur spé–cificité insuffisante (3-8). Pour les examens d’imagerie (IRM, scanner, EE) seule la présence d’une communication entre le kyste et le canal pancréatique principal est spécifique d’une tumeur intra-canalaire papillaire et mucineuse du pancréas (TIPMP). La présence de cette communication reste cependant le plus souvent difficile à affirmer, soit du fait de sa finesse, soit du fait de la proximité du kyste avec le canal. Avec le recul, les autres arguments diagnostiques « formels » qui avaient pu être décrits sont battus en brèche : une lésion multi-kystique avec des microkystes et sans épaississement de paroi ou nodule…