Introduction Des complications osseuses sont attendues au cours des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et de la maladie cœliaque chez l’adulte en raison de la présence au cours de ces affections de divers facteurs de risque reconnus d’ostéoporose. La prévalence de l’ostéoporose a été longtemps peu ou mal évaluée en faisant appel à des études non prospectives, non contrôlées sur des populations très différentes, ce qui a conduit à des résultats très variables pouvant aller de 5 à 70 %. Des méta-analyses récentes permettent d’avoir une évaluation plus juste de la prévalence des fractures, de l’ostéoporose et de l’ostéopénie densitométrique. Le mécanisme physiopathogénique et le rôle des différents traitements sont mieux connus. L’effet des biothérapies est en cours d’évaluation. Les sociétés savantes internationales de gastroentérologie ont édité des recommandations qui incluent l’utilisation de la mesure de la densité minérale osseuse à visée diagnostique. La prise en charge thérapeutique est empruntée à celle de l’ostéoporose post ménopausique ou à celle de l’homme en l’absence de corticothérapie et de l’ostéoporose cortisonique, avec la particularité dans les maladies digestives intestinales que l’âge moyen des patients au diagnostic est habituellement < 50 ans. Modalités du diagnostic Le diagnostic d’ostéoporose ou d’ostéopénie repose sur la mesure de la densité minérale osseuse (DMO) par absorptiométrie biphotonique à rayons X double énergie (DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry) au rachis lombaire, au col fémoral et si besoin à l’avant-bras (fig. 1). L’examen est contre indiqué chez…