Environ 2,5 millions d’endoscopies par an [1] sont faites en France, dont plus de la moitié sous anesthésie générale (AG). Le gastroentérologue qui a la responsabilité de l’acte doit s’organiser avec la structure où est réalisée l’endoscopie, en général apparentée à un bloc ou directement dans un bloc opératoire. Cela impose des contraintes, garantissant la sécurité du patient, le respect de la charte de bloc [2] et une parfaite connaissance du déroulement des différentes phases, préopératoires et postopératoires. L’ hépato-gastroentérologue (HGE) et le médecin anesthésiste-réanimateur (MAR) doivent connaître chacun leur rôle respectif tout au long de la procédure, au mieux avec des protocoles écrits et actualisés dans chaque ­établissement. À la différence de la ­plupart des autres pays, la sédation profonde – ou l’anesthésie générale – effectuée pour une endoscopie ne peut être réalisée en France que par un MAR, délégué ou assisté par un infirmier anesthésiste (IADE). Nous n’aborderons pas ici l’endoscopie chez l’enfant. Gestion d’un incident et accompagnement du patient au décours d’une complication ou d’une situation à risque L’endoscopie digestive sous anesthésie est un geste sûr et les complications liées à l’anesthésie sont très rares mais des incidents mineurs sont ­fréquents [3] souvent non mentionnés dans le compte rendu d’examen (mais sont tracés dans la feuille de surveillance per opératoire). Les complications liées à l’endoscopie [4-5] varient de 0,1 à 10 % selon le type d’acte. La responsabilité médicale de l’HGE est engagée et peut être partagée avec le MAR en cas d’accident…