Conflits d’intérêts AbbVie, MSD, BMS, GSK, Gilead, Janssen, Intercept, Roche, Bayer, Bohringer Ingelheim, Genfit L’infection par le virus de l’hépatite B reste un problème majeur de santé publique responsable d’une morbidité et d’une mortalité importantes [1]. Environ 240 millions de personnes dans le monde sont porteurs chroniques du VHB avec des variations géographiques importantes de prévalence. Celle-ci décroît dans un certain nombre de pays de forte endémie du fait des améliorations socio-économiques, de la vaccination universelle et sans doute aussi du fait de l’efficacité des traitements antiviraux. Par ailleurs, la prévalence élevée du VHB chez les populations de migrants et de réfugiés modifie la prévalence et l’incidence du VHB dans certains pays européens comme l’Italie et l’Allemagne. La mortalité liée au VHB en rapport avec les cirrhoses et les carcinomes hépatocellulaires a augmenté entre 1990 et 2013 de 33 % responsable de plus de 686 000 décès en 2013 [2]. L’infection chronique par le virus B est un processus dynamique reflétant les interactions entre le VHB et la réponse immunitaire de l’hôte et les patients infectés par le VHB n’ont pas tous une hépatite chronique B. Les récentes recommandations EASL ont défini une nouvelle terminologie pour définir les différentes phases de l’histoire naturelle du VHB. Le portage inactif du VHB devient donc l’infection chronique VHB AgHBe négatif (IC VHB Ag HBe-) [1]. L’histoire naturelle du VHB peut être divisée en cinq phases reposant d’une part sur la présence d’une infection…