L’enquête de la SFED « une semaine de coloscopie en France en 2017 » (1), évaluait à 1,1 million le nombre de coloscopies réalisées. Ce volume d’examens est stable entre 2011 et 2017 mais plus ciblé et thérapeutique grâce au développement du dépistage organisé du cancer colorectal, plus sensible, plus acceptable ainsi que par l’amélioration des techniques et outils de résection élargissant continuellement le champ des lésions coliques accessibles à un traitement endoscopique. Une grande partie des patients qui ont recours à la coloscopie sont asymptomatiques : 8 % des examens sont réalisés après un test de dépistage FIT (Faecal Immunologic Test) positif, 18 % pour un dépistage familial et 19 % dans le cadre de la surveillance post polypectomie. Cet examen doit donc être sûr, pourtant sa morbidité et sa mortalité ne sont pas nulles. La méta analyse de Reumkens et al. en 2016 (2) « poolant » 21 études dont 14 rétrospectives (10 études européennes, 4 américaines, 3 canadiennes, 3 de Corée du Sud et une néo-zélandaise) pour un total d’1 966 340 coloscopies entre janvier 2001 et 31 août 2012, notait une mortalité globale de 17 décès liés à la coloscopie, soit une incidence de 2,9/100 000 coloscopies. Les principales complications endoscopiques sont la perforation et le saignement. Le risque de complication augmente avec la réalisation d’un geste de résection. Le nombre de complications sévères (nécessitant une hospitalisation dans les 30 jours suivant la coloscopie), est 10…