Qu’est-ce qu’un endobrachyœsophage ? L’endobrachyœsophage (EBO) est défini endoscopiquement par une ascension de la ligne Z à plus de 1 cm des plis gastriques et histologiquement par la présence d’une métaplasie intestinale (MI) (1). Il survient chez moins de 10 % des patients ayant un reflux gastro-œsophagien (RGO), notamment chez l’homme de plus de 50 ans, de race caucasienne, obèse, avec des symptômes anciens (plus de 5 ans) et avec un antécédent au premier degré d’EBO ou d’adénocarcinome (ADK) œsophagien (2). Dans ce cas et selon les recommandations de l’ESGE, une endoscopie œso-gastroduodénale (EOGD) de dépistage peut être proposée (3). Le principal risque évolutif de l’EBO est l’ADK. En cas de simple MI, l’incidence du cancer est très faible (0,1 à 0,6 % patients-année) et il augmente en cas de DBG (0,6 à 1,6 %) et de DHG (10 %) (4). L’EOGD joue un rôle majeur dans le dépistage, la surveillance et la caractérisation de l’EBO et d’éventuelles zones dysplasiques. Quelles sont les recommandations concernant le dépistage et la surveillance de la dysplasie sur EBO ? L’analyse d’un EBO et de ses complications doit être réalisée par un endoscopiste expérimenté et formé. En effet la DHG se manifeste le plus souvent par une anomalie morphologique visible souvent discrète. Lors de la surveillance d’un EBO et selon les recommandations, des biopsies doivent être réalisées selon le protocole de Seattle pour rechercher une dysplasie (biopsies aux quatre quadrants tous les 1 ou…