Introduction Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, (MICI), rectocolite hémorragique et maladie de Crohn, sont généralement diagnostiquées chez des patients jeunes en âge de procréer. Les femmes atteintes de MICI inactive ont des taux de fertilité similaires à ceux de la population générale [1]. En revanche, une maladie active au moment de la conception ou pendant la grossesse est associée à un sur-risque de prématurité, de retard de croissance, de fausse-couche et de mortalité néonatale [2]. La conception doit donc être encouragée en période de rémission, mais pour cela la plupart des patientes devront poursuivre leur traitement de fond. Ceci est une source d’inquiétude pour de nombreuses femmes atteintes de MICI, mais aussi pour les médecins qui les prennent en charge, ce qui entraîne parfois l’arrêt des traitements par crainte des risques supposés pour le fœtus, voire même la décision par les patients de ne pas concevoir [3]. Il est donc nécessaire d’actualiser régulièrement nos connaissances sur la sécurité d’emploi des médicaments pour le traitement des MICI avant la conception, pendant la grossesse et pendant l’allaitement (tableaux 1, 2 et 3), afin de permettre aux patients de mener à bien leur projet parental dans les meilleures conditions. Traitements médicamenteux des MICI avant et pendant la grossesse (tableaux 1 et 2) Une mise à jour régulière des connaissances pour chaque médicament est accessible sur le site du Centre de Renseignement sur les Agents Tératogènes (CRAT) : www.lecrat.org qui est une base…