Abréviations ADA : adalimumab AMM : autorisation de mise sur le marché AZA : azathioprine CRP : C-reactive protein HR : hazard ratio IFX : infliximab MC : maladie de Crohn RCH : rectocolite hémorragique TDM : therapeutic drug monitoring   L’utilisation des anticorps anti-TNF a révolutionné en 20 ans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ces molécules ont permis d’atteindre des objectifs thérapeutiques qui étaient jusqu’alors inaccessibles, tels que la rémission prolongée sans corticoïdes, la fermeture de fistules ou encore la rémission endoscopique. C’est naturellement qu’ils ont tout d’abord été envisagés chez les patients ayant les maladies les plus graves et les plus réfractaires pour maintenant être proposés de plus en plus précocement, dans l’espoir de modifier l’histoire naturelle de la maladie en prévenant la destruction intestinale (1,2). Selon des données récentes de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, la probabilité de recevoir un anticorps anti-TNF en France au cours des 5 premières années suivant le diagnostic est maintenant d’environ 50 % en cas de maladie de Crohn (MC) et de 20 % en cas de rectocolite hémorragique (RCH) (3). Ces dernières années ont également connu l’essor des biosimilaires, d’abord de l’infliximab (IFX) puis de l’adalimumab (ADA), ce qui a permis une baisse drastique du coût de ces traitements, dans l’espoir de pouvoir prescrire encore plus largement ces molécules aux malades qui les nécessitent. Les anticorps anti-TNF sont les seules biothérapies remboursées par les caisses en traitement…