LIENS D’INTÉRÊTS Activité de consultance, orateur : Echosens, Siemens MOTS-CLÉS Dépistage, fibvrose, cirrhose, carcinome hépatocellulaire, tests sanguins, élstométrie ABRÉVIATIONS CHC : carcinome hépatocellulaire, NASH : non-alcoholic fatty liver disease,  NAFLD : non-alcoholic fatty liver disease, NFS : NAFLD fibrosis score Introduction Les maladies chroniques du foie sont souvent diagnostiquées tardivement au stade des complications hépatiques avec une faible survie à court terme. Des méthodes non-invasives sont désormais disponibles pour évaluer la sévérité des lésions hépatiques, en particulier les tests sanguins et l’élastométrie. Les données récentes suggèrent que l’utilisation des tests non invasifs ciblant la fibrose hépatique avancée chez les patients présentant des facteurs de risque hépatiques permet d’identifier les patients ayant une forme avancée de maladie chronique du foie nécessitant une prise en charge spécialisée. En raison du nombre très élevé de patients à évaluer, une participation active des médecins prenant en charge les patients avec facteurs de risque hépatique est un prérequis indispensable au dépistage, ce qui suppose de les sensibiliser davantage aux maladies chroniques du foie et à l’utilisation des tests non-invasifs. L’organisation d’un dépistage des formes avancées de maladie chronique du foie nécessite au préalable de répondre à plusieurs questions : pourquoi dépister les formes avancées de maladie chronique du foie ? Quelle lésion hépatique cibler pour le dépistage des maladies chroniques du foie ? Dans quelle population dépister la fibrose hépatique avancée ? Avec quels tests dépister la fibrose hépatique avancée ? Comment dépister la fibrose hépatique avancée en pratique ? La sensibilisation aux maladies chroniques du foie est-elle actuellement suffisante pour assurer le succès de leur dépistage ? Pourquoi dépister les formes avancées de maladie chronique du foie ? D’après les données de l’OMS, la cirrhose et les cancers primitifs du foie ont été responsables en 2016 de respectivement 1 250 000 et 830 000 décès dans le monde, les positionnant ainsi en 11e et 16e causes de décès. S’ils étaient regroupés ensemble sous l’entité « maladies chroniques du foie », la cirrhose et les cancers primitifs du foie représenteraient la cinquième cause de décès, derrière les cardiopathies ischémiques (9,5 millions de décès par an), les accidents vasculaires cérébraux (5,8 millions), les bronchopneumopathies chroniques obstructives (3 millions) et les infections respiratoires basses (3 millions). En France, la cirrhose et les cancers primitifs du foie sont responsables respectivement de 8 000 et 9 000 décès chaque année. Une limite majeure de la prise en charge des maladies…