LIEN D’INTÉRÊTS Aucun en lien avec cet article MOTS-CLÉS Échographie ; non invasif ; fiable ; réponse transmurale Introduction L’échographie digestive s’impose de plus en plus comme un outil accessible et efficace de diagnostic et de suivi des MICI. Cette évolution est liée à une amélioration spectaculaire de la qualité des images et de l’ergonomie des appareils, facilitant l’apprentissage et l’utilisation mais également liée  à l’accumulation récente de données de la littérature. Parallèlement, le coût des appareils a diminué d’un facteur 3 en 20 ans autorisant aujourd’hui l’acquisition d’un appareil de qualité aux alentours de 30 000 €. Les publications scientifiques validant l’échographie par rapport aux examens actuels (l’endoscopie, l’I.R.M. ou la calprotectine) sont en nombre croissant. L’échographie a des qualités intrinsèques : disponibilité immédiate, innocuité, faible coût, acceptabilité par le patient, lui permettant de s’intégrer parfaitement dans le concept du « suivi serré ». Conditions techniques de la réalisation de l’examen Le premier point fort de l’échographie est qu’aucune préparation n’est recommandée et que sa disponibilité immédiate avec un praticien formé permet un examen en temps réel (« point of care »). Un jeune de 6 h n’est nécessaire que si le praticien désire effectuer une échographie abdominale complète, qui n’est pas systématique. À noter que le jeun diminue les mouvements péristaltiques qui sont une aide au diagnostic des lésions intestinales. Il est possible d’ajouter la prise de 250 à 500 cc de PEG 30 minutes avant l’examen pour…