Position du problème
Les anti-TNF sont les traitements de 1e ligne des lésions anopérinéales (LAP) dans la maladie de Crohn (MC). L’upadacitinib est un inhibiteur spécifique de JAK1 qui a déjà montré son efficacité dans la MC luminale. Il pourrait être une une option thérapeutique dans les LAP réfractaires mais on dispose de peu de données d’efficacité. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité clinique de l’upadacitib en cas de LAP en vie réelle.
Méthode
Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée dans 13 centres du GETAID. Tous les patients atteints d’une MC anopérinéale traités par upadacitinib ont été inclus. L’upadacitinib était introduit à la posologie de 45 mg / jour pendant au moins 3 mois. La rémission clinique et la réponse clinique était évaluée à 3, 6 et 12 mois.
Résultat
Il s’agit d’une cohorte de 59 patients suivis pour une maladie de Crohn ancienne et réfractaire. La rémission clinique à 1 an était de 26% pour les patients atteints de LAP fistulisantes et de 25% pour les patients avec ulcérations anales isolées. A 1 an, 10 patients ont nécessité un drainage périnéal et 16 patients ont arrêté l’upadacitib pour manque d’efficacité. Parmi les patients qui étaient toujours sous upadacitinib à 1 an, 20% ont poursuivi une posologie à 45 mg/jour. Aucun facteur pronostic de rémission n’a pu être identifié.
Conclusion
L’upadacitib semble être efficace dans la prise en charge des LAP réfractaires à partir de ces données en vie réelle. D’autres options thérapeutiques en 2e ligne dans les LAP sont en cours d’évaluation. On attend prochainement les résultats de l’étude évaluant l’efficacité du guselkumab dans les LAP (FUZION).
