Dyspepsie postprandiale : les FODMAP aussi dans l’assiette !

Position du problème

Le syndrome de détresse postprandiale (SDP) touche 80 % des personnes atteintes de dyspepsie fonctionnelle, mais sa prise en charge diététique reste peu codifiée. Un régime pauvre en FODMAP pourrait-il être plus efficace que les conseils alimentaires habituels ?

Méthode

Cet essai randomisé monocentrique britannique a comparé un régime pauvre en FODMAP aux conseils diététiques traditionnels chez 60 patients présentant un syndrome de détresse postprandiale, suivis pendant 6 semaines. Le critère principal était l’amélioration du sous-score postprandial de la LPDS (diminution ≥ 0,5 ou ≥ 0,7 point). Les critères secondaires évaluaient les symptômes digestifs, la qualité de vie et le soulagement ressenti par les patients.

Résultat

Les 60 patients ont été randomisés entre un régime pauvre en FODMAP (n = 31) et des conseils diététiques traditionnels (n = 29), avec des caractéristiques initiales comparables. Une diminution du sous-score SDP de la LPDS d’au moins 0,5 point était obtenue chez 61,3 % contre 37,9 % des patients (p = 0,04). Pour le seuil d’amélioration d’au moins 0,7 point, les proportions étaient respectivement de 61,3 % contre 20,7 % (p < 0,001).
Le régime pauvre en FODMAP améliorait également davantage les symptômes individuels de la LPDS, les symptômes digestifs globaux et la qualité de vie. Un soulagement adéquat de la dyspepsie était rapporté par 71 % contre 34,5 % des patients (p = 0,005).

Conclusion

Le régime pauvre en FODMAP était supérieur aux conseils diététiques traditionnels pour améliorer les symptômes et la qualité de vie dans le syndrome de détresse postprandiale. Ses contraintes d’application incitent toutefois à le réserver à une deuxième ligne. La phase de réintroduction des FODMAP et le maintien du bénéfice à long terme n’ont pas été évalués dans cette étude.

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