Position du problème
Malgré l’augmentation du nombre de classe de traitements, il persiste des patients avec une RCH réfractaire. Le changement intra-classe est un choix pouvant être efficace, dans cette situation de maladie réfractaire. Les inhibiteurs JAK (JAKi) sont une classe émergente dans la RCH. Leur efficacité après l’exposition à un premier JAKi a été peu étudié. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’une seconde ligne de JAKi dans la RCH.
Méthode
II s’agit d’une étude observationnelle rétrospective multicentrique sur 28 centres en Belgique et en France. Les patients avec une RCH, précédemment exposés à une première ligne de JAKi et qui recevaient un 2e JAKi étaient inclus entre juillet 2019 et septembre 2024. Le critère de jugement principal était la rémission clinique sans corticoïde à la fin de la période d’induction du 2e JAKi (semaine 8 à 14), défini par un Mayo score partiel ≤2 sans sous score > 1. La tolérance était aussi évaluée.
Résultat
153 patients étaient inclus. 90% des patients étaient exposés à 2 biothérapies excluant les JAKi. La 1ère ligne de JAKi était le tofacitinib (70%) puis le filgotinib (25%) et l’upadacitinib (5%). Pour la 2e ligne, 63% des patients recevaient de l’upadacitinib, 31% du filgotinib et 6% du tofacitinib. Aux semaines 8-14, 46% des patients était en rémission clinique sans corticoïde dont 51% sous upadacitinib, 38% sous filgotinib et 29% sous tofacitinib. Les effets secondaires concernaient 26% des patients dont 5% qui ont dû arrêté le traitement.
Conclusion
Chez les patients avec une RCH réfractaire, 46% des patients traités par une 2e ligne de JAKi étaient en rémission sans corticoïde après la phase d’induction. L’upadacitinib était significativement associé à un meilleur taux de rémission en 2e ligne. D’autres études plus conséquentes seraient utiles pour évaluer la meilleure séquence thérapeutique.