De nouveaux horizons dans la génomique du syndrome LPAC ?

Position du problème

20% de la population mondiale est cliniquement impactée par la lithiase biliaire. Si des facteurs environnementaux ont été établis, sur le plan génétique seules les mutations du gène ABCB4 ont prouvé leur lien avec le syndrome LPAC. Hors dans 50% des cas de suspicion clinique forte de syndrome LPAC, aucune mutation d'ABCB4 n'est mise en évidence. La recherche de nouveaux gènes candidats pourrait permettre de mieux comprendre et diagnostiquer cette entité.

Méthode

Durant la phase initiale de l'étude il a été recherché des facteurs génétiques potentiellement associés au syndrome LPAC au sein d'un exome clinique de plus de 11000 gènes, en comparant les données génétiques d'une cohorte rétrospective de 641 patients, dont 11 avec syndrome LPAC avéré. Durant la seconde phase de l'étude il a été analysé le risque relatif lié à 31 gènes candidats sur une cohorte indépendante de patients suspects de syndrome LPAC.

Résultat

L'étude initiale a confirmé l'association significative du gène ABCB4 avec le syndrome LPAC, et a ciblé 37 nouveaux variants (sur 31 gènes) significativement associés au syndrome LPAC. La seconde phase de l'étude, menée sur 17 patients suspects de syndrome LPAC, a identifié 31 variants génétiques suspects localisés dans 12 gènes parmi les 31 ciblés précédemment. Les 5 gènes qui présentaient le plus grand nombre de variants associés au phénotype LPAC étaient ABCB4, ADAMTS13, LYST, SYNE1, et ELOA2.

Conclusion

Cette étude révèle de nouvelles pistes génétiques qui pourraient aider à la compréhension physiopathologique du syndrome LPAC et fait naître l'espoir d'un meilleur dépistage.

Adrien PATENOTTE, Lyon