Upadacitinib en vie réelle : efficace dans la maladie de Crohn multiréfractaire
Position du problème
L’upadacitinib est un inhibiteur sélectif de JAK 1. Son efficacité a été démontrée en induction par deux essais cliniques randomisés de phase 3. Cependant, il existe peu de données de vie réelle évaluant son efficacité et sa tolérance.
Méthode
Cette étude nationale multicentrique rétrospective conduite par le GETAID a inclus 223 patients avec une maladie de Crohn active, traités par upadacitinib à la dose de 45 mg par jour et suivis pendant au minimum 12 semaines. Le critère principal de jugement était la rémission clinique sans corticoïdes à 12 semaines, définie par un score de Harvey-Bradshaw <5. Les auteurs se sont intéressés également aux lésions ano-périnéales et aux manifestations extra-intestinales.
Résultat
Les patients avaient reçu en médiane de 4 biothérapies et la maladie évoluait de puis en moyenne 13 ans. A S12, une rémission clinique sans corticoïdes était atteinte dans 56% des cas (107/197). Pour les lésions ano-périnéales, une réponse clinique était observée dans 68,5% (37/54) des cas et une rémission clinique dans 18,5 % (29/43) des cas. Concernant les manifestations extra-intestinales, une rémission clinique était obtenue dans 62 % des cas (29/47) . Une dénutrition et la sévérité de la maladie étaient associées à une absence de rémission clinique sans corticoïdes. Une acné était notée dans 10.8 % des cas et aucun cas de zona. Un cas de lymphoprolifération EBV induit a été observé.
Conclusion
Dans cette large étude en vie réelle, l'upadacitinib a montré son efficacité notamment chez des patients ayant une maladie de Crohn multi-réfractaire Il est également efficace en cas de lésions ano-périnéales ou de manifestations extra-intestinales.
Anaïs BERTRAND, Paris