Position du problème
Les traitements endoscopiques pyloriques sont une option en cas de gastroparésie réfractaire mais leur efficacité reste variable. Les facteurs prédictifs de réponse sont encore mal connus. La ptose gastrique, définie par une position anormalement basse de l’estomac, pourrait influencer les résultats. L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’impact de cette anomalie anatomique sur le succès des traitements endoscopiques.
Méthode
Il s’agit d’une rétrospective monocentrique incluant les patients traités entre 2012 et 2025. Tous ont bénéficié d’un traitement endoscopique (GPOEM, injection pylorique de toxine botulinique, gastro-entéro-anastomose) et d’un TOGD. Le critère principal était le succès clinique à 3 mois, défini par une amélioration du score GCSI ≥ 1. Les critères de jugement secondaires ont recherché une amélioration subjective des symptômes, d’autres facteurs prédictifs de réponse et le taux de succès en fonction de la procédure.
Résultat
Parmi les 44 patients (âge médian 52 ans), la ptose gastrique était associée à un faible taux de succès du premier traitement endoscopique (5,6 % vs 48 %, p=0,003) mais également du deuxième (33,3% vs 87,5%, p=0,05) . Une durée d’évolution des symptômes plus longue (p=0,025) et un trouble moteur œsophagien (p=0,001) étaient également associés à l’échec. À l’inverse, une étiologie diabétique était liée à un meilleur taux de réponse (p=0,019).
Conclusion
La ptose gastrique apparaît comme un facteur prédictif d’échec des traitements endoscopiques de la gastroparésie. Ces résultats soulignent l’importance d’un bilan morphologique pré-thérapeutique, notamment par TOGD. Identifier ces patients en amont pourrait permettre d’adapter la stratégie thérapeutique et d’éviter des interventions peu efficaces. Il s’agit de la première étude à avoir identifié ce facteur prédictif anatomique.
